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100 livres avant de mourir -

Chapitre 3 – XVIe siècle –

13 livres essentiels

 

par Olivier Saint-Vincent

Le XVIe siècle s’ouvre sur un rêve. Celui d’Érasme discutant avec ses amis autour d’une table. Celui de Rabelais inventant des géants qui apprennent tout. L’humanisme croit encore qu’on peut changer le monde par les mots. Par la raison. Par le retour aux sources antiques.

Puis tout bascule.

 

Luther affiche ses thèses. La Réforme explose. L’Europe se déchire. Pendant plus d’un siècle, catholiques et protestants s’entretuent au nom de Dieu. La Saint-Barthélemy en 1572. Des dizaines de milliers de morts.

On a appelé ce siècle « la Renaissance ». Ironique, non ?

 

Renaissance des lettres antiques, certes. Renaissance de l’art et de la pensée. Mais aussi renaissance de la violence la plus primitive. Comme si ressusciter les Anciens avait réveillé leurs démons.

 

Le XVIe siècle, c’est ce paradoxe : le siècle de la plus grande espérance humaniste devient le siècle de la plus grande violence religieuse. Montaigne écrit ses Essais pendant que la France brûle. Ronsard chante l’amour et polémique contre les huguenots. Sponde médite sur la mort en se demandant s’il est damné. D’Aubigné écrit Les Tragiques avec le sang de ses camarades massacrés.

 

Cette tension traverse toute la littérature du siècle. Entre Platon et le bûcher. Entre l’amour courtois et le meurtre confessionnel. Entre la foi en l’homme et le désespoir devant sa violence.

 

Treize œuvres pour comprendre ce siècle déchiré. D’Érasme à Brigitte Miletto. Du rêve humaniste à la prophétie hérétique. De la conversation civilisée à l’assassinat politique.

 

Car le XVIe siècle nous apprend ceci : les plus belles idées ne suffisent pas à empêcher les hommes de s’entretuer. Mais elles survivent. Cachées dans les murs. Attendant qu’on les redécouvre.

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La communauté OFALycée, animée par sa curiosité et sa passion pour la lecture, se retrouve chaque mois au Book Club OFA. Nathalie Guérin, parent d'élève et Présidente du Club, partage ci-dessous les échanges passionnants autour du livre du mois, « Le mage du Kremlin » de Giuliano Empoli.

Tendez bien l’oreille ! Dès le préambule, dans Le mage du Kremlin de Giuliano Empoli, vous percevez les trois coups sur le plancher de la scène. Le ton est donné : « Ce roman est inspiré de faits et de personnages réels, à qui l’auteur a prêté une vie privée et des propos imaginaires. Il s’agit néanmoins d’une véritable histoire russe. » Le rideau se lève. Le narrateur, confortablement installé dans un fauteuil au coin du feu, dévoile les coulisses du pouvoir. Le contraste entre ce décor douillet, propice aux confessions, et le contenu du récit est saisissant. La plongée en apnée qui en résulte est à la fois passionnante et glaçante, et vous n’en sortez pas indemne.

 

Le 5 février dernier, nous avons échangé sur de nombreux sujets liés à cette (in)croyable fiction politique et même au-delà. Les quelques extraits ci-dessous vous intrigueront peut-être suffisamment pour vous y immerger aussi. N’oubliez pas de respirer !

 

A noter qu’une traduction anglaise a été publiée en novembre 2023 et qu’une adaptation cinématographique vient de sortir, avec entre autres Jude Law (Stalingrad, 2001) et Tom Sturridge (Sandman, 2022-25). Aussi, du même auteur : Les ingénieurs du chaos, 2019 et L’heure des prédateurs, 2025.

 

-Nathalie Guérin – Parent d’élève à OFALycée & Présidente du Club -

 

Extraits :

« Quand Zamiatine convainc son ami Chostakovitch de composer la Lady Macbeth de Mtsensk, poursuivit-il, c’est parce qu’il sait que l’avenir de l’URSS dépend de cette représentation. Que la seule façon d’écarter les procès politiques et les purges est de réintroduire la singularité de l’individu qui se rebelle contre l’ordre planifié. Et quand Staline se lève, furieux, et sort du Bolchoï après le troisième acte, c’est parce qu‘il sait que la liberté du compositeur et de ses personnages est un défi direct à son pouvoir, à son projet artistique global…On applique à la lettre l’injonction de Lénine : « il est nécessaire de rêver », mais le seul rêve permis est celui de Staline ; tous les autres doivent être supprimés. » (P. 32)

 

« Première règle : ne pas être ennuyeux. Tout le reste était secondaire… C’est pourquoi presque chaque jour nous accouchions d’une nouvelle idée, un peu plus absurde que la précédente » (P. 77)

 

« Dans chaque révolution, il y a un moment décisif : l’instant où la troupe se rebelle contre le régime et refuse de tirer…Imaginons maintenant que le pouvoir n’ait plus besoin de la collaboration humaine… Une armée de capteurs, de drones, de robots capables de frapper à n’importe quel moment, sans la moindre hésitation. » (P. 269-270)

 

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Née de parents français et francophones aux États-Unis, Mia a suivi toute sa scolarité dans le système français jusqu’à la fin du collège, avant d’intégrer un lycée américain. Soucieuse de poursuivre son parcours en français, elle a choisi de continuer sa scolarité avec OFALycée. En classe de Sophomore (10th grade), elle a décidé de passer le Bac de français avec un an d’avance, grâce à la méthode unique de préparation d’OFALycée — et a obtenu un excellent résultat : 16/20 aux EAF 2025.

 

À seulement 15 ans, Mia jonglait entre :

- des cours AP et Honors exigeants dans son lycée américain

- la scolarité française avec OFALycée

- 2 heures de sport quotidien

- du bénévolat

- la préparation du SAT

 

Un an plus tôt que ses camarades, elle releva un défi supplémentaire : préparer le Bac de français (normalement passé en Junior year). Elle participa ainsi au projet pilote “Bac en 48h” d’OFALycée :

- 1h30 de cours par semaine pendant 32 semaines

- une méthode révolutionnaire inspirée de la rhétorique antique

- fondée sur l’imitation des grands auteurs et la pratique constante de l’écriture

 

Comment a-t-elle réussi ce défi en apparence impossible ?

Découvrez son témoignage lors de notre interview enregistrée.

Cliquez-ici pour écouter l'histoire de Mia

OFALycée, 27 Berkshire Drive, Winchester, MA 01870, +1-857-383-6544

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